Un jeune étudiant au look de Notorious Big est passé maître dans l’art de faire comprendre à ses camarades les grands principes du emarketing en termes de référencement naturel, et de Search marketing. Il propose ces méthodes en rap, et le résultat est plutôt convaincant, non ?
Son nom ne vous dit probablement pas grand chose, mais Gokul Rajaram est l’homme qui fut chargé par Sergei Brin de concevoir et de mettre en place Adsense. Ce chef de produit de Google a donc donné naissance en 2003 à Adsense, le programme de diffusions d’annonces contextuelles de Google. Il a changé la face du web et permit à de nombreux sites de monétiser leur service ou contenu.
Il vient pourtant de quitter le googleplex avec la bénédiction de Sergei et Larry pour créer sa propre start-up, alors qu’on l’attendait aux commandes de l’intégration de doubleclick récemment contrôlé par Google. On se doute qu’avec des actions Google et une bonne expérience du business developpement, il risque d’avoir les moyens de bien démarrer sa nouvelle activité. En effet, le “parrain d’adsense”, tel que l’on semblait le surnommer, a réussi avec l’aide de seulement quatre ingénieurs et six mois devant lui à créer l’adsense que l’on connait aujourd’hui. C’est vous dire la compétence de l’homme.
Après les ingénieurs de Cuill, nombreux sont les googlers-clés qui ont quitté le navire de Mountain View ces derniers mois. A en croire la croissance des effectifs sur la même periode, on imagine assez bien que les salariés de la premiere heure ne retrouvent plus l’ambiance “start-up” des débuts. C’est d’ailleurs ce point que Gokul Rajaram a décidé de retrouver avec sa nouvelle entreprise. Bonne route à lui!
Voilà un virage stratégique qui pourrait peut-être changé la face du web : Fast lance AdMomentum, une plateforme de Search Marketing en marque blanche. En clair il s’agît pour les éditeurs de gros sites web d’avoir la possibilité de mettre en place leur propre solution de liens sponsorisés type Adwords ou Yahoo search Marketing. Comme le déclare Sue Feldman :
La publicité en ligne, et notamment la publicité contextuelle, continue de monter en flèche mais, jusqu’à présent, les plus grands bénéficiaires ont été les prestataires tiers de ces services. Avec FAST AdMomentum, les éditeurs disposent désormais de leur propre plate-forme pour gérer et monétiser leur contenu en ligne et tirer parti de la formidable économie de marché qu’a introduit la technologie de publicité contextuelle.
Lorsque l’on met en place une campagne de Search Marketing (Achat de liens sponsorisés à partir d’un groupe de mots clés), on ne sait pas vraiment quelle est la part reversée à l’éditeur du site web et la part allouée à la plateforme qui fournit le service de liens sponsorisés. En effet, Google ou Yahoo restent prudemment silencieux sur le sujet. De mémoire, Google avait parlé à une époque d’un taux de commission de l’ordre de 30%, reversant donc plus des deux tiers des budgets des annonceurs à ses affiliés adsense. Cette dernière info est à prendre avec des pincettes car il se peut que cette déclaration n’ait eu qu’un objectif purement spéculatif sur le titre Google au Nasdaq (effectivement, avec seulement 30% de commission, on peut rêver sur la rentabilité future de la firme si jamais elle augmente ce taux).
Cette plateforme éditée par Fast pourrait bien faire vasciller les géants du Search Marketing, les privant de leurs plus gros affiliés qui pourraient être attirés par l’appât du gain. Côté emarketing, les trafic managers pourraient également s’y retrouver en traitant en direct l’achat des liens sponsorisés chez les gros apporteurs de trafic comme c’est déjà le cas avec l’affiliation classique. (Source : L’excellent Abondance actu du mercredi 7 février 2007)
2006 a été sans nul doute l’année de la vidéo. Ainsi les Dailymotion, Youtube et autre Vpod se sont taillés la part du lion… Je m’interrogeais sur ce qu’allait nous reserver l’année 2007. Voilà donc, à mon sens, les grands axes que le web pourrait nous proposer cette année:
Tout d’abord, une évolution de l’acquisition de trafic chez les ecommerçants. Habitués aux campagnes à la performance, ils pourraient demander à leurs principaux fournisseurs de trafic d’obtenir une audience encore plus qualifiée, et donc certainement tendre encore plus vers le CPA (Cost Per Action).
De même on peut s’attendre à ce que les “gros” de l’affiliation se mettent à réflechir à une amélioration de leur capacité à rediriger le trafic. Les exemples tels que Zlio, BlogShopping ou Dealigg sont certainement des pistes stratégiques qui font l’objet de toutes les attentions. Nous allons vers des plateformes de redirection de trafic fondées de plus en plus sur le marketing de la recommandation.
Un changement notable du référencement des sites web, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, les blogs ont grandement changé la donne ces derniers temps et leur poids est certainement trop important à ce jour. Ensuite, aujourd’hui beaucoup de sites sont des “boosters” de référencement: les digg-likes, wikipedia… Ceci est lié à l’apparition du “Trustrank” chez Google… Enfin, l’arrivée de Live Search de Microsoft, et le fait que les algos de Yahoo et Google n’ont que peu évolué ces derniers mois laissent supposer que tout cela pourrait bien bouger : renforcement du Trustrank chez l’ensemble des moteurs de recherches, adaptation des robots aux Microformats, reconnaissance des synonymes d’un mot ou du sens des phrases recherchées…
A en croire l’une des dernières études d’eMarketer sur l’évolution des dépenses en publicité en ligne en Europe, il semble que nos entreprises aient commencé à intégrer dans leur marketing mix la dimension Internet.
En effet, c’est un des faits marquant des deux années qui viennent de s’écouler beaucoup : de grandes marques ont pris le parti de rajouter une dimension online à leur communication : blogs, sites de marques ont littéralement explosé. Avec le développement du ecommerce en Europe, la part des investissements publicitaires sur le net des entreprises s’est fortement accru. C’est pourquoi j’essayais de faire comprendre aux étudiants de l’ESC Toulouse que nous avions besoin d’un nouveau type de marketeurs capables de maîtriser l’outil internet comme un des leviers de la promotion des ventes, et ce quelque soit le secteur dans lequel ils travailleraient.
Internet remet bien le marketing au coeur de la stratégie de l’entreprise. Il est totalement absurde, compte tenu du ROI, qu’une entreprise (GE ou PME) ne se donne pas de lisibilité grâce à une campagne d’achats de mots clés sur Google Adwords ou Yahoo Search Marketing. Cela augure également de bonne choses pour les plateformes d’affiliation qui devraient faire grossir leur gâteau grâce aux opérations de branding des grandes marques…
Je suis un entrepreneur du web, co-fondateur de JobiJoba.com, le moteur de recherche d'emploi
Je suis également consultant en Emarketing, et Référencement.
Je partage ici mes réflexions sur le business developpement de projets web